Productions SPC

Nous vous recommandons la lecture des pièces suivants:
  • Le projet Idex (Microsoft Word - USPC-fiche-b.doc, Jeremy Weynands, version 1.6) dans sa version soumise, 8/12/11.
    Depuis trois ans (c'est encore le cas à la date de publication de cet article), le document mis en ligne par SPC et présenté comme étant le projet Idex soumis au jury était un faux document, expurgé de longs passages probablement jugés gênant. Nous avons identifié ces passages avec systématisme et vous les donnons dans ce document lié. Ils concernent l'évaluation excessivement négative de certains champs disciplinaires, les liens avec le privé et les annexes financières.
  • PRES...pectives (EvolutionPRES version 1.5), F. Dardel, 1/7/13
  • Organisation polaire (NotePanzer2 version 1.4), F. Dardel, 10/11/14

Une victoire à la Pyrrhus

Le conseil d'administration de Sorbonne Paris Cité a reconduit le président sortant ce mercredi, avec l'intégralité des voix des membres nommés, présents ou représentés, hormis le refus de la région de participer au vote, motivé par l'idée qu'il doit revenir à la communauté universitaire de décider de son sort.

Pour autant, sur les 24 élus issus du personnel (3 x 8), 11 seulement ont apporté leur suffrage à M. Mérindol, malgré les pressions légitimistes.

Tout à la fois, une illustration de la machinerie anti-démocratique — gloire d'être élu par ceux que vous avez nommés — et un indéniable désaveu de la part de la communauté universitaire.

Ci-dessous, les deux discours (de présentation du projet, et de conclusion à l'issue des questions/réponses), du candidat Nous sommes l'Université :

Discours de présentation du projet — pdf

Un document d'accompagnement auquel ce texte fait référence a été distribué aux administrateurs

Mesdames et messieurs les administrateurs,

Je voudrais convenir avec vous, d'abord, de ce qu'est l'Université. Comme vous le savez, sa fonction est de créer et de diffuser les savoirs, mais aussi de les conserver et de les critiquer. À ce titre, on ne saurait seulement définir une université comme une structure dotée d'une gouverne, possédant des employés et traitant ses usagers comme des clients. L'Université est une communauté universitaire qui se compose d'étudiants, de personnels de soutien à l'enseignement et à la recherche, de personnels administratifs et d’universitaires. Un universitaire, c'est quelqu'un qui enseigne, qui a une pratique quotidienne de la recherche, et dont l'autonomie est garantie par ce qu'on appelle les libertés académiques. En France, ces libertés (liberté d'expression, liberté de recherche et liberté d'enseignement) sont inscrites dans la constitution.

Je le dis avec une certaine fierté : je suis universitaire. C'est à ce titre que je suis élu dans ce CA, et c'est à ce titre que je suis candidat aujourd'hui. Cela fait 18 ans que j'enseigne dans l'un des établissements de Sorbonne Paris Cité et en particulier en première année de Licence, là où toutes les difficultés se concentrent. Ces difficultés sont de deux ordres : il y a des difficultés liées à la démocratisation, éminemment souhaitable, de l'enseignement supérieur ; et il y a des difficultés liées à la baisse des moyens humains et matériels consacrés à la Licence. Or ces moyens sont aujourd’hui transférés à des structures comme celles de la ComUÉ dont les électeurs que je représente mettent l’utilité en question, voire même doutent du bénéfice pour l’ensemble de la communauté universitaire. Je n'ai évidemment pas le temps de vous présenter en détail les succès que notre équipe pédagogique a obtenu en Licence après des années d’expérimentation lente, faite d'essais et d'erreurs, mais je souhaite témoigner de la distance entre ces expérimentations faites dans le réel, au contact des étudiants, et le vide de l'affichage incantatoire de la ComUÉ en matière de formation. Ce qui me frappe, c'est l’application à détourner les personnels des missions qu'ils n'ont déjà pas les moyens de réaliser au profit de micros-objectifs vides de sens. Je reviendrai avec grand plaisir sur nos méthodes pédagogiques si vous avez des questions.

Être universitaire, c'est être chercheur et, pour ma part, je suis chercheur en Physique. Rassurez-vous, je ne vais pas vous infliger un compte rendu exhaustif de mes travaux. Mais il se trouve que j'ai travaillé sur un grand nombre de problèmes qui mettent en jeu des structures organisées selon une multiplicité d'échelles. Je voudrais donc partir de ces travaux pour vous proposer une lecture des deux modèles d'organisation qui sous-tendent le vote d'aujourd'hui : le modèle fédéral porté par M. Mérindol et le modèle d'université francilienne confédérale que je porte. On peut distinguer grossièrement deux types d'architecture. Il y a d'abord une série de systèmes qui s'organisent selon un arbre hiérarchique, par divisions successives. On parle de branchement. C'est le cas des arbres, des réseaux de rivières, des poumons, de la digitation visqueuse et plus généralement de tous les systèmes laplaciens. On retrouve dans ces systèmes des éléments communs, ingrédients que l'on retrouve dans l'organisation fédérale proposée par M. Mérindol.

Premièrement, la ComUÉ procède à un allongement des lignes hiérarchiques. Cet allongement a pour effet direct de mettre les lieux de décision (en l'occurrence, le bureau de SPC) au plus loin des lieux où s'élaborent et se transmettent les savoirs : les composantes et les unités de recherche.
Deuxièmement, la création d’un arbre hiérarchique induit l’effacement des interconnexions qui ne passeraient pas par le lieu de décision centralisé. Dans les systèmes physiques, pour obtenir une structure branchée, il faut qu'il y ait répulsion entre les éléments de petite échelle, c'est à dire le bout des branches, là où sont les organes vitaux. Dans la ComUÉ, cela passe par une mise en concurrence systématique des individus, des composantes et des laboratoires notamment via les appels à projet dont on pourrait questionner l’efficacité à créer et transmettre des savoirs.

Troisièmement, on dit de tous ces systèmes qu'ils sont superficiels en ce sens que ce qu'ils optimisent, c'est une surface, une aire géométrique. Et de fait, la superficialité, au sens figuré cette fois, est une caractéristique de la ComUÉ. C'est le cas également des documents stratégiques qui circulent au sein du bureau, d'une indigence patente, comme le montrent ces extraits que j'ai choisis. On voit par exemple en figure 1, le diagramme d'organisation prévu pour Sorbonne Paris Cité ou le mécanisme de pompage sur lequel je reviendrai volontiers si vous avez des questions.

Quatrièmement, comme les organisations hiérarchiques arborescentes, la ComUÉ procède par adjonction de nouvelles couches de mille-feuille bureaucratique. Outre la ComUÉ elle-même, le bureau de SPC envisage de créer une nouvelle couche qui s'appelle selon les jours divisions ou pôles. Le titre du document de travail du bureau est un résumé de l'esprit qui préside à la création de cette nouvelle couche puisqu'il s'appelle NotePanzer2 comme vous pouvez le voir sur la figure 1. Ce choix de Panzer2 pour baptiser cette note est éloquent et dit bien ce dont il s'agit : mener une guerre éclair contre la communauté universitaire et imposer une régression démocratique majeure.1

J'en viens maintenant à l'autre modalité d'organisation, confédérale et réticulaire, celle-là.
Le point de départ est un constat factuel. J'ai représenté sur les cartes de la figure 31 le réseau des co-habilitations de Master. Plus le lien est gras et plus il y a de coopérations pédagogiques. Vous voyez sur la carte de France qu'il existe des sous-réseaux quasi-isolés. Vous voyez également qu'en Île-de-France, un découpage en COMUE surimposé à cette toile détruirait le réseau de coopération existant. Autre exemple : on sait l'importance des Écoles supérieures du professorat et de l'éducation, les ESPE, en sciences humaines en particulier. Là encore, les contours des ComUÉ franciliennes ne correspondent en rien à celui des ESPE. On peut procéder à la même analyse pour les réseaux de recherche et je prendrai le cas des sciences exactes : Mathématiques, Physique, Chimie, Informatique, etc. Alors que Paris Saclay est en train de monter en puissance et de devenir un immense centre de recherche, le reste de l'Île de France, Paris Centre en particulier, a été morcelé, alors même que la logique la plus élémentaire invite à mettre en réseau l'UPMC, l'École Normale, Paris Diderot, Paris 13, etc. Pour nos disciplines, ce qui est en train de se produire est un désastre, en particulier au niveau des Master 2. On voit là le paradoxe majeur des ComUÉ : prétendre vouloir encourager la coopération pour la détruire avec la subtilité d'un bataillon de Panzer2, pour reprendre cette métaphore malheureuse.

Si l'on considère que cette destruction n'est pas souhaitable, il faut repenser les coopérations à partir des contraintes. Premièrement, comme le dit Jean Tirole, il faut revenir à des établissements à taille humaine, en prise avec le réel. Deuxièmement, il faut que la mise en réseau prenne en compte l'hétérogénéité des établissements et des disciplines : un sous-réseau qui est valable pour une discipline n'a aucune raison d'être le même pour une autre discipline. Si deux UFRs d'Odontologie souhaitent fusionner, il faut tout mettre en œuvre pour qu’elles le fassent. Mais il n'y a aucune raison en retour de procéder à des mariages forcés et de détruire des liens de coopération pérennes. Troisièmement, il faut une coordination décentralisée et une autonomie d'organisation des différentes compétences. Quatrièmement, il faut un choc de simplification, qui consiste à supprimer impitoyablement toutes les couches de bureaucraties superposées, et en particulier ne pas en créer de nouvelles. La solution d'organisation optimale à ce problème existe et procède de la science la plus moderne puisqu'il s'agit d'organisation de type Grid, selon un réseau non-hiérarchique et qui procède, au contraire, d'inter-connexions tissées entre les laboratoires, entre les composantes, sans contrainte géographique. On retrouve ce type d'organisation dans la nature, dès lors que les systèmes optimisent des flux et non plus une surface. C'est le cas par exemple du système de veines dans les feuilles représenté sur la figure 2, dont l'efficacité, la robustesse et la résilience viennent de cette structure multi-échelles non-hiérarchique, de ces inter-connexions à l'échelle des plus petites veines.

Pour conclure, ce que je vous propose, c'est de mettre en œuvre des principes ambitieux et modernes à la seule échelle pertinente pour nous, c'est à dire l'Île-de-France. Il s'agit de créer, en adaptant le modèle de University of London à l'histoire et à la géographie francilienne, une université confédérale unique que l'on appellera naturellement la Sorbonne. Il n'y en aura plus qu'une, et pas 6 (trois ComUÉ et trois Universités) comme c'est le cas actuellement. Quel gain de lisibilité, comparé au mikado que l'on tente de nous imposer ! Parmi les éléments constitutifs, la possibilité de faire figurer une même affiliation, La Sorbonne, sur l'ensemble des articles publiés. L'intérêt du modèle, c'est d’adapter les sous-réseaux aux besoins réels, mais aussi, lorsque c'est pertinent, d'avoir une unification à l'échelle francilienne. C'est le cas de tout ce qui concerne la vie étudiante. Car il faut bien le dire, si les ComUÉ ne se préoccupent ni d'enseignement ni de recherche, elles ne se préoccupent pas non plus de vie étudiante. J'en veux pour preuve l'absence de concertation avec le Crous, Crous dont le contour ne coïncide évidemment pas avec les ComUÉ. En concertation avec les communes, avec la région, et avec les représentants étudiants, nous avons de grandes choses à mettre en place à l'échelle francilienne : un réseau de santé étudiante digne de ce nom, une carte culture, un guichet unique pour les doctorants, un autre pour les étudiants étrangers, des logements étudiants, des passerelles entre les formations et bien d'autres choses encore.

C’est pourquoi il est grand temps de ne plus perdre de temps à de lourdes et coûteuses constructions, qui tiennent autant de l’obsession militaire que de la chimère, pour se recentrer d’urgence sur ce qui doit rester au cœur de l’université : la construction et la transmission de savoirs, servies par une mise en réseau souple et non hiérarchique des acteurs, et leur consacrer toute notre énergie.


Notes :
  1. Sources pour les cartes des figures 3 et 4 : article Les masters en réseau : vers de nouvelles territorialités de l’enseignement supérieur en France pp. 43—58, http://www.cairn.info/revue-espace-geographique-2009-1-p-43.htm, DGES 2006, UMR 8504

Discours de conclusion à l'issue des questions/réponses — pdf

Je voudrais, en conclusion, insister sur trois principes auxquels je suis attaché, et que les évènements récents nous invitent à réaffirmer : la laïcité, le commun et la démocratie. Je définirai la laïcité en reprenant les mots de Mérieu : pour l'école, pour l'Université, il s'agit de faire un travail quotidien de désintrication du savoir et du croire. Vous avez aujourd'hui un exercice concret de laïcité à mener en répondant à cette question. Y a-t-il eu la plus infime plus-value pour l'enseignement, la recherche et la vie étudiante, associée à la ComUÉ ? Il faut, bien sûr, inscrire cette question dans la durée et il y a nécessité d'un audit indépendant pour juger de l'existence ou non de cette plus-value. Pour autant, il me semble que, si l'on met de côté la croyance, on peut déjà répondre à cette question : le bilan de la ComUÉ est extrêmement négatif.

J'ai insisté dans la première partie de mon discours sur la nécessité de traiter chaque discipline, chaque compétence selon ses nécessités propres, à son échelle. L'échelle nationale s'impose pour ce qui touche à la fonction publique et aux grands organismes de recherche. L'échelle régionale est pertinente pour l'harmonisation de l'offre de formation et pour la vie étudiante. L'échelle des établissements est appropriée pour les arbitrages entre disciplines. L'échelle des composantes et des laboratoires de recherche, enfin, est la seule qui garantisse la souplesse et la mobilité nécessaires à l'enseignement et la recherche. L'articulation entre ces échelles doit se faire sur le mode de la coopération, et non de la mise en concurrence. De fait, le caractère bénéfique d'une guerre de tous contre tous, pour filer la métaphore malheureuse du bureau de SPC, est de l'ordre de la croyance. Pour vous le montrer, j'emprunterai cette fois des résultats à la science des écosystèmes. En effet, on a pu montrer de manière répétée que tout écosystème au sein duquel la lutte inter-espèces est permanente est condamné à la disparition. Un écosystème qui s'épanouit est un écosystème qui repousse la compétition à ses frontières. Il y a là, à mon sens, une leçon à tirer : il nous faut aujourd'hui préserver du commun et du collectif, à toutes les échelles : à l'échelle humaine, celle des laboratoires et des composantes, à l'échelle des établissements, à l'échelle francilienne et à l'échelle nationale.

J'en viens à la démocratie. Vous le savez, et c'est apparu clairement lors des scrutins récents, une véritable défiance s'est installée entre la communauté universitaire et le bureau de Sorbonne Paris Cité. Cette défiance provient essentiellement de la distance grandissante entre les lieux de décision et les lieux d'élaboration et de transmission des savoirs, distance qui conduit à une perte de substance caractéristique des technocraties.

En ce sens, la solution d'organisation que nous proposons constitue un nouvel élan démocratique, en redonnant des marges de manœuvre et des moyens aux composantes et aux laboratoires, et en leur permettant de faire prospérer les réseaux de coopération qui leur sont profitables. Ce faisant, il s'agit de réaffirmer les libertés académiques et de mettre fin aux volontés de pilotage descendant, souvent mal informées.

Je voudrais conclure sur le projet de confédération francilienne, et préciser son histoire. Ce projet est né de discussions collectives lors du mouvement universitaire de 2009, et a d'abord été porté par Vincent Berger, l'actuel conseiller du chef de l'État. Il a été présenté à l'époque à Mme Pécresse. Plus récemment, il y a un an à quelques semaines près, nous sommes allés le présenter à Mme Fioraso, à la demande de celle-ci, ainsi, qu'au recteur de l'académie de Paris. Par ailleurs, nous avons rencontré l'ensemble des groupes parlementaires pour demander de l'aide dans la mise en œuvre du projet et nous avons eu un retour enthousiaste, qui a permis de faire inscrire la possibilité confédérale et l'exception francilienne dans la loi du 22 juillet 2013. Aujourd'hui, nous pouvons faire franchir un cap à ce projet ambitieux, moderne, et en phase avec la construction du Grand Paris. Par votre vote, vous allez pouvoir contribuer à doter l'Île-de-France de la grande université qu'elle mérite, en restant au plus près des besoins de coopération en matière de Recherche et de Formation.

Je vous remercie pour votre attention.

Élections à la présidence de la ComUÉ (scrutin le 8 avril 2015)

Enfin une bonne nouvelle !

Bruno Andreotti, élu sur nos listes, se présente à la présidence de la ComUÉ. Son dossier de candidature : profession de foi (ci-dessous) et curriculum vitæ. Voir aussi l'interview du candidat par Pierre Dubois.

Toutefois...

Comment se déroule une campagne à la présidence d'un ensemble, lorsque les candidats potentiels sont soit élus par quelques grands électeurs, soit nommés par les élus et les présidents ou directeurs, soit nommés par les 11 présidents ou directeurs, soit encore simplement statutaires ? Lorque les électeurs (membres du CA) n'ont alors pour la plupart pas eu à se prononcer sur l'élection ou la nomination des candidats potentiels ? Lorqu'enfin les électeurs par leur vote engagent l'avenir de quelques 15 000 personnels et 120 000 étudiants ?

Des suggestions : un débat public entre les candidats ? Quelle idée ! La suggestion est refusée. Un accès aux électeurs (adresses électroniques des personnalités extérieures membres du CA) ? Là encore, la demande est refusée.

Profession de foi pdf

Dans la continuité et dans la logique de ce qu’ont exprimé les électeurs des listes défavorables à la stratégie actuelle de Sorbonne Paris Cité (SPC), je me porte candidat à la présidence de Sorbonne Paris Cité pour incarner une rupture avec les pratiques opaques, claniques et autoritaires qui ont constitué l'essentiel de l'histoire de SPC, et pour porter l'aspiration de la majorité de la communauté universitaire à une mise en réseau confédérale, horizontale, d'établissements à taille humaine, autonomes et responsables, sans adjonction de nouvelles structures administratives et décisionnaires.

Cette élection propose en effet une alternative claire entre deux visions de l'Université, visions qui s'incarnent dans les parcours des deux candidats en présence. Quand l'un enseigne et effectue ses recherches depuis 18 ans dans l'un des établissements de SPC, l'autre, issu de la technostructure, a été parachuté politiquement à la présidence de SPC. Quand l'un a contribué, au sein d'un collectif, à faire inscrire la possibilité de regroupement confédéral d'universités dans la loi ESR, l'autre est l’inventeur et l’instigateur de la forme fédérale de regroupement, par adjonction de nouvelles couches au mille-feuille technocratique. Quand l'un porte un projet ambitieux, à l'échelle francilienne, basé sur les résultats récents de la théorie des organisations, sur l'efficacité des mises en réseau horizontales, l'autre porte un projet de repli identitaire sur une coquille vide, fondé sur la théorie, aussi archaïque qu'obsolète, de la pyramide hiérarchique.

La construction des ComUÉ, à bien des égards absurde, et tout particulièrement en Île-de-France, ne se comprend que dans le cadre du programme de libéralisation du système universitaire, programme en trois parties : autonomie de gestion des personnels, autonomie financière et autonomie administrative. En créant de nouvelles couches gestionnaires, au plus loin des labos et des amphis, les ComUÉ contribuent à déposséder la communauté universitaire de ses capacités de décision. Ce faisant, elles vont à l’encontre de l'autonomie des universitaires et du respect de leurs libertés académiques: -en particulier la liberté d'expression-, la liberté d'enseignement et la liberté de recherche. Elles accentuent la dégradation des libertés académiques en raison du pilotage accru de la recherche et de l'offre de formation au sein de SPC. Cette perte d’autonomie doit s’apprécier en liaison avec d’autres réformes ou projets de réformes en cours : projet de redéfinition du service des enseignants chercheurs par le bureau de la CPU visant à introduire une détermination locale du service ; attaque dans une circulaire ministérielle contre la liberté de choix du groupe de recherche et attribuant un pouvoir exorbitant au président ou directeur d’établissement d’affectation ; évaluation locale des enseignants-chercheurs. Ces différentes réformes convergent pour réduire les libertés des universitaires et leur indépendance statutaire. Les ComUÉ participent également d'une dégradation du fonctionnement démocratique et collégial, en raison du scrutin indirect et du caractère obscure du mode de désignation de certains délégués.

Cette perte d'autonomie, de collégialité et de démocratie ne s'accompagne, pour autant, ni d'une plus grande efficacité, ni d'une plus grande lisibilité, ni d'économies d'échelle. Au contraire le rajout d'une strate bureaucratique accroît les coûts de transaction et les coûts budgétaires. Ainsi, sous prétexte de faire des économies, des formations risquent d'être sacrifiées, alors qu'un budget considérable est affecté à de simples frais de fonctionnement. En fait d'économies d'échelle, la ComUÉ génère des gaspillages considérables : empilement de deux couches de super-structures sur les structures existantes, embauche de personnels précaires, location de locaux, recrutement de cadres pris aux établissements, etc. Les ComUÉ ont été vantées comme apportant une meilleure visibilité et une meilleure lisibilité. La réalité en Île-de-France est un enchevêtrement illisible de structures, sans le plus petit effet positif sur les classements internationaux. Deux exemples symptomatiques: la marque Sorbonne partagée par trois des ComUÉ et l'ESPE de Paris, trans-ComUÉ. On nous a assuré qu’il s’agissait encore de créer une dynamique interne au sein de la communauté universitaire. La réalité, hors du secteur Santé, est un rejet de la structure par la majorité de la communauté universitaire. La minorité restante se partage entre une indifférence massive et un légitimisme de façade, intéressé surtout par le positionnement le moins défavorable dans la course aux subsides. L'accumulation de grossières opérations de communication et de villages Potemkine n'ont, à juste titre, pas eu le moindre effet. Il s'agissait, encore, d'augmenter les moyens d'action pour l'enseignement et la recherche. La réalité est un détournement vers la ComUÉ des moyens qui ne sont plus versés aux établissements (Idex, contrat pluriannuel, postes), ce qui n'ajoute rien aux moyens globaux et crée des déperditions massives et des injustices de redistribution, injustices qui ont malheureusement toutes les apparences d'une nouvelle féodalité. Il s'agissait d'améliorer la qualité de la recherche. La ComUÉ n'a généré que des appels à projets épuisants, aux résultats contestables, qui multiplient les guichets et génèrent des contraintes administratives et financières toujours plus lourdes. Des résultats tangibles? Aucun : du vent. Il s'agissait encore de donner aux personnels de nouvelles possibilités de promotion et de mobilité. La réalité, ce sont des conditions d'exercice toujours plus difficiles pour les uns, et une inflation de bureaucratie, qui privilégie les contrats précaires à salaires élevés pour les autres à la place des statuts de fonctionnaires. Il s'agissait enfin d'apporter des avantages aux étudiants aussi bien pour la vie étudiante, pour l'insertion, pour la représentation des doctorants que pour les conditions d'études. Le seul résultat tangible est une dégradation des conditions d'accueil et des moyens mis dans les premières années. En conclusion, la ComUÉ est d'ores et déjà un échec par rapport aux valeurs mêmes qui ont été avancées pour sa construction.

La ligne politique que je propose pour SPC part d'un principe simple : les politiques publiques doivent être soumises à une évaluation rigoureuse et tout échec sanctionné par un changement stratégique. Il s'agit d'appliquer en la matière une désintrication entre croyance et savoir et de juger les résultats au regard de la fonction de l'Université : créer, conserver, transmettre et critiquer les Savoirs. L'une des premières choses à mettre en oeuvre sera un audit indépendant de la ComUÉ. Il va de soi que le jury Idex, dans son dogmatisme en faveur de structures de décision coupées de la communauté universitaire, ne saurait convenir à cette mission.

Anticipant sur des constats que chacun peut faire, le premier volet consistera en un véritable choc de simplification : se débarrasser du mille-feuille technocratique entré en phase de croissance métastatique, et qui vient détruire les réseaux d’enseignement et de recherche. Il n’est pas question d’ajouter des pôles ou des couches supplémentaires au système existant, mais de redonner des marges de manoeuvre aux briques de base du système: les composantes et les unités de recherche. Il s'agira d'encourager les coopérations entre composantes, entre laboratoires, entre formations aux niveaux régional, national et international, sans tenir compte des frontières artificielles que l'on cherche à nous imposer. Il s'agira aussi de donner du sens aux actions de coopération en matière de formation, en partant des expériences d'enseignement réelles, patientes, faites d'essais et d'erreurs et, à nouveau, d'auto-évaluation méthodique. Pour ce faire, il est indispensable de réaffirmer les libertés académiques, au lieu de la défiance et de la distance qui servent de norme depuis vingt ans. Il s’agira également de répartir de la manière la plus juste et la plus transparente les moyens alloués directement à SPC par le Ministère (Idex, contrat quinquennal, postes) sans en faire l’objet d'une compétition grotesque ou d’une curée aussi avilissante que vaine.

Enfin, élu président, je n'aurai de cesse de me battre pour le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche, et de me faire le relais du malaise grandissant dans la communauté universitaire. Les amputations budgétaires se comptent par demimilliard et les postes supprimés par centaines. Dans ce contexte, le transfert de postes des établissements vers la ComUÉ est aussi inacceptable que désastreux.

Le second volet consistera à utiliser la fonction de président de SPC pour établir un dialogue avec la communauté universitaire, d'une part, et les instances dirigeantes d'autre part (présidences d'universités et de ComUÉ, Ministère, région Île-de-France, Mairie de Paris, et même, présidence de la République) pour construire un réseau francilien d'établissements à taille humaine en lieu et place des mastodontes bureaucratiques que sont les ComUÉ. Cette entreprise comporte des volets immédiatement concrets qui touchent à la vie étudiante : créer un réseau de santé étudiante digne de ce nom, créer une carte culture unique en Île-de-France, penser le logement étudiant par-delà tout morcellement, créer un guichet unique pour les doctorants, etc. Pour le reste, il s'agit d'un projet au long cours : l'Université francilienne réussira ensemble ou échouera. J'ai la conviction, mise en avant récemment par J. Tirole, que seules les structures de petite taille ont l'adaptabilité, la mobilité, l'originalité nécessaire aux exigences de l'enseignement et de la recherche. Dès lors, la coopération doit être envisagée sous une forme ambitieuse et efficace, celle des grids des mises en réseau modernes pour les flux matériels (l'énergie par exemple) et immatériels (l'informatique par exemple). Il s'agit des structures optimales pour le partage coopératif de ressources, puisque elles prennent en compte la distribution en des sites géographiques distincts, l'hétérogénéité des entités mises en réseau, la coordination répartie, et non centralisée, l'autonomie d'organisation des différentes compétences, la délocalisation. Par comparaison, la théorie des organisations relègue la pyramide hiérarchique au rang d'archaïsme poussiéreux. Gageons que si nous faisons taire les conservatismes des tenants de l'organisation clanique, nous parviendrons à créer, en adaptant le modèle de l'University of London à la réalité française, une université confédérale francilienne (la Sorbonne, enfin ?) qui sera à l'avant-garde des universités mondiales.

Bilan de l'activité de SPC en 2014 selon SPC

Contexte : CA du 8 avril

Ordre du jour : l'ancien président décide de l'ordre du jour du futur président, les points à l'ordre du jour étant :

  • l'élection du président suivie de
  • a. l'examen du compte financier 2014,
  • b. le rapport d'activité 2014,
  • c. une convention avec le CROUS de Paris,
  • d. une convention avec l'INSEP.

Rapport d'activité 2014 : quelques éléments saillants

Innovation organisationelle expérimentale
Il est écrit que les établissements fondateurs, désormais rejoins par les organismes de recherche, inventent de manière empirique, un modèle organisationnel encore embryonnaire, mais novateur. Ce modèle repose :
  • [...] sur la notion de pôles visant à intégrer en un même lieu les problématiques de recherche et de formation ;
  • [...] sur la notion de services partagés, reposant sur la triple idée d'une solidarité interétablissements, d'une intégration des fonctions et du maintien de relations de proximité
L'introduction suivie du premier point se passent de tout commentaire. Pour le second, espérons qu'une explication de texte sera donnée en séance.
Emplois alloués au titre du contrat de site
A propos des emplois alloués à USPC au titre du contrat de site (voir CA de 9 juillet 2014, note dédiée pour la répartition prévisionnelle 2014-1015-1016 en nombre d'emplois et CA du 8 avril 2015, rapport d'activité 2014, p. 3 pour la répartition et le fléchage des emplois 2014), il est écrit que ces emplois (hors contrats doctoraux) ont été alloués aux établissements par arbitrage des demandes de ceux-ci selon 3 catégories (services communs SPC, politique scientifique commune, besoins spécifiques des établissements). Quels circuits ces demandes et arbitrages ont-ils donc suivi ?
Objectifs → résultats
Sélection de quelques paires objectif ⇒ résultat, atteint ou visé :
  • Objectif Actualiser le projet Idex ⇒ Résultat obtenu Note Cuvier
  • Objectif Mieux intégrer les labex & Idefi dans les politiques de recherche et formation ⇒ Résultat visé Organiser un séminaire interlabex
  • Objectif Engager le dialogue avec les EPST ⇒ Résultat visé Constituer un groupe de travail sur l'Afrique
  • Objectif Rendre son offre de formation plus lisible ⇒ Résultat obtenu L'offre de masters de l'ensemble des établissements de USPC sera très prochainement mise en ligne
Répartition des crédits Idex
Transfert des crédits Idex (hors Labex & Idefi) par établissement, crédits cumulés 2012, 2013 et 2014 en euros [NB Il n'est pas précisé s'il s'agit de transferts pour activité ou pour gestion, un établissement pouvant être gestionnaires d'un projet concernant plusieurs autres] :
Recherche Formation Diffusion Vie Univ. & de Campus Internat. Gouver-
nance
Total
Total 18 342 349 5 238 860 380 052 491 646 4 486 259 1 474 315 30 413 481
Paris 3 1 123 441 1 424 300 732 463 3 280 204
Paris 5 5 006 839 839 660 622 930 863 179 523 6 957 507
Paris 7 6 127 191 1 575 385 1 239 388 8 941 964
Paris 13 1 280 207 405 400 63 750 114 696 1 864 053
Sciences Po 1 652 233 195 700 115 000 536 438 2 499 371
EHESP 714 330 15 600 92 016 159 896 981 842
Inalco 740 279 194 700 138 296 1 073 275
IPGP 1 241 187 194 700 127 496 1 563 383
SPC 456 643 393 415 173 036 427 274 506 723 1 294 792 3 251 884
... répartitions et montants à mettre en regard — notamment ! — de la taille respective des établissements et des cotisations annuelles des établissements membres.
Objectif stratégique de communication interne
On y lit aussi que l'un des objectifs d'USPC consiste à Montrer les effets transformant de l'Idex en valorisant les réalisations et résultats marquants, à destination des personnels scientifiques, administratifs et techniques, usagers, tutelles, décideurs et partenaires car la communication interne est essentielle pour mobiliser les acteurs et renforcer l'adhésion au projet.
Voir aussi : le rapport d'activité 2013 (où l'objectif de conforter l'adhésion des personnels et étudiants figure en conclusion parmi les 3 axes de progression identifiés pour 2014).

Réunion du CA du 18 mars 2015

Rappel composition du CA

Selon ses statuts, le Conseil d'Administration d'USP est constitué de :
  1. 11 présidents / directeurs des membres (dont 1 siège occupé par roulement d'un an selon l'ordre alphabétique par l'INED, l'INRIA et l'IRD)
  2. 12 personnalités qualifiées nommées par les 11 du 1.
  3. 6 personnalités (morales) extérieures (à qui il revient de désigner leur représentant) :
    1. 3 collectivités territoriales (statutaires)  Île-de-France, Paris, Seine-Saint-Denis
    2. 3 personnalités (entreprises, établissements publics de coopération intercommunale ou associations) désignées après délibération du CA sur proposition des 11 du 1.
  4. 16 représentants élus (au suffrage indirect) des enseignants et/ou chercheurs :
    1. 8 représentants des professeurs et assimilés
    2. 8 représentants des autres enseignants et/ou chercheurs
  5. 8 représentants élus (au suffrage indirect) des autres personnels
  6. 8 représentants élus (au suffrage indirect) des usagers

Soit un total de 61 membres, dont 31 élus, au suffrage indirect. Le président est élu parmi ces 61 membres.

Compte-rendu

Le président introduit la séance sur son objet et ses suites :
  • Ce jour, il ne s'agit pas d'un CA mais d'une réunion, c'est encore l'ancien CA qui a autorité
  • Aujourd'hui : complétion du nouveau CA (les 12 personnalités qualifiées 2. et les 3 personnalités extérieures 3.b).
  • Le 8 avril : élection du nouveau président (sous la présidence du doyen d'âge des 1.), puis poursuite de l'ordre du jour sous la présidence du nouveau président élu.
La liste Nous sommes l'Université demande à ce qu'un bilan soit présenté aux administrateurs préalablement à l'election du président :
Les élus demandent de convoquer un CA préalable à celui ayant pour objet l'élection du président, et dont l'objet serait la présentation des bilans financier et d'activité.
[NB Ces bilans sont obligatoires et sont — plus ou moins fermement entre les 10 et 13 mars dans les courriels envoyés par le président actuel — prévus pour la séance du 8 avril]
Le président répond par la négative, sauf bien sûr si la demande est appuyée par la moitié au moins des administrateurs (conformément au règlement intérieur).
[NB Les statuts exigeaient déjà 1/3 des membres sans restriction aux membres élus (soit 21 membres au moins). Le règlement intérieur a renforcé la contrainte en exigeant 1/2 des membres sans restriction aux membres élus (soit 31 membres au moins)]
Discours liminaires (à la demande de B. Andreotti)
B. Andreotti fait un discours liminaire. Il est suivi par des élus d'autres listes.
Le président donne quelques informations sur les personnalités extérieures :
Concernant les personnalités morales extérieures statutaires 3.a :
  • Île-de-France ⇒ Isabelle This Saint Jean
  • Paris ⇒ la ville a répondu mais le président ne s'en souvient pas
  • Le CG 93 n'a pas encore répondu
Concernant les personnalités morales extérieures non statutaires 3.b (proposition transmise aux élus le 16 mars) :
  • Editions Galimard ⇒ Eric Vigne vraisemblablement (représentant des éditions Galimard dans le CA précédent)
  • Air liquide ⇒ n'a pas encore été contacté
  • CASDEN ⇒ ? [NDR : pas noté, ou non spécifié]
Justification : les éditions Galimard pour la culture, Air liquide pour les collaborations recherche, CASDEN en direction des étudiants (métiers de la banque).
Préalablement siégeaient au CA comme représentants du monde des entreprises  Editions Galimard (E. Vigne), Total, Sanofi.
Concernant la liste des personnalités qualifiées 2. : le président la fait alors circuler en séance. Il donne (après demande insistante) quelques éléments de justification : des E-C internationaux, des partenaires (APHP, CROUS), des représentants du monde socio-économique...
[NB Cette liste devait être envoyée aux élus le 13 mars (courriel du 10 mars aux délégués de liste), puis le 16 mars (courriel du 13 mars aux élus). Les élus ne l'ont reçue que sur table, au moment de la délibération sur le point 3.b). Sans réelle argumentation du choix opéré : quel regard extérieur porté sur SPC, quelle ouverture sur quoi, quelle complémentarité concernant les fonctions, et accessoirement quelles compétences concernant les personnes — CV ?]
Pendant que la liste des 2. est distribuée, la liste Nous sommes l'Université fait également des propositions pour les 3.b :
  • Mediapart
  • L'Association européenne pour la défense des droits de l'homme (AEDH)
  • Association Recherche Collectivités dans le domaine de l'EAU (ARCEAU Île-de-France)
  • Plaine commune
Qu'elle argumente : introduire le questionnement éthique dans les pratiques ; placer la question des libertés au centre des préoccupations ; modèles économiques et vie numérique ; sciences de la terre et société ; développement de la vie étudiante et du lien sciences & société sur le territoire. Les élus indiquent que d'autres pistes (notamment, autour de la diffusion et de la production scientifiques) ont été envisagées, mais sans succès dans les délais impartis.
Il est observé que 4 personnalités sont proposées pour 3 sièges. Il est répondu qu'une telle démarche a vocation à ouvrir le débat sur le rôle que le CA souhaite donner à ces 3 sièges. Et qu'accessoirement, il n'est pas possible, en la méconnaissance de la liste des 2., de faire une proposition qui lui serait complémentaire.
Vote sur les 3.b
Les propositions ne sont pas discutées, le président procédant directement au vote de la proposition des présidents et directeurs. La proposition est adoptée avec 9 voix contre, 8 abstentions, 24 voix pour.
Le président reprend la parole relativement à la mise en place des nouvelles instances SPC :
  • CA  le 8 avril : le nouveau président élu pourra évidemment ne pas poursuivre l'ordre du jour (convoqué par l'actuel président).
  • Le conseil des membres s'est déjà réuni le 4 mars
  • La constitution du CAC est imminente
La liste Nous sommes l'Université demande à ce que la question des élus suppléants fasse l'objet d'une discussion :
Les suppléants pourraient siéger sans droit de vote, le suppléant pourrait remplacer le titulaire en l'absence de celui-ci, les suppléants pourraient siéger sans droit de vote. Rien n'est écrit à ca propos dans les statuts, ni le règlement intérieur.
Le président répond que le rôle des suppléants se limite à ce qui est écrit : ils deviennent titulaires de leur siège quand celui-ci devient vacant. Il indique en outre qu'il serait bon de toiletter le règlement intérieur
La liste Nous sommes l'Université, à propos de la publication des documents SPC
Les élus font remarquer que des documents qui devaient (selon un courriel du président adressé aux délégués de liste le 10 mars) être transmis aux élus ne l'ont pas été. Ils demandent alors plus généralement que l'accès aux membres du CA à l'ENT soit rapidement mis en place.
Le président répond que tous les documents seront mis en ligne pour tout le monde.
Le président rappelle les prochaines échéances :
  • Élection du président de la ComUE au plus tard le 17 avril
  • Constitution du CAC (élections imminentes)

Rappel composition du CAC

Selon ses statuts, le Conseil ACadémique d'USP est constitué de :
  1. 32 représentants des E-/C (4 par étbalissement fondateur, élus au suffrage indirect)
  2. 8 représentants des autres personnels
  3. 12 représentants des usagers
  4. 16 personnes désignées par le conseil des membres, de manière à garantir une représentation équilibrée des grands domaines scientifiques
  5. 6 personnalités extérieures au sens de l'article L. 719-3 du code de l'éducation, désignées d'un commun accord par les membres du conseil académique lors de la première réunion des autres membres du conseil académique 
    1. Cinq personnalités morales relevant du 1. de l'article L. 719-3
    2. 1 personne relevant du 2. de l'article L. 719-3

Le CAC élit son président en son sein.

Élections au CA de la ComUÉ : un sursaut ?

Résultats publiés le 13 mars 2015.

Répartition des sièges :

  • Collèges 4a professeurs et assimilés et 4b autres enseignants-/chercheurs:
    • 6 sièges pour les listes Nous Sommes l'Université
    • 9 sièges pour les listes Construire ensemble Sorbonne Paris Cité (liste des présidents)
    • 1 siège pour les listes Pour une vraie communauté universitaire SGEN-CFDT
  • Collège 5 autres personnels :

Suffrages exprimés : ils font la preuve d'une communauté pour le moins clivée : sur les collèges B et BIATSS notamment, qui représentent plus de 80% des personnels de nos établissements, égalité à 5% près entre le nombre des voix exprimées en faveur des listes présidentielles et celui des voix exprimées en faveur des listes en rupture totale.

Voir aussi : l'analyse de Pierre Dubois.

SPC dans les grandes lignes

Une commmunauté agie plutôt que partie prenante

Quelques rappels...

En 2011-2012, un projet projet Idex conçu dans le plus grand secret, puis caché (au moment même où se jouaient les élections pour les conseils centraux dans nombre des établissements de SPC), puis faussé (encore à ce jour). De telles pratiques se sont poursuivies au-delà de l'Idex. Concernant la vocation (relativement à ses établissements membres) et l'orgnanisation de SPC qui en découle, donnons quelques exemples marquants :

  • Refus d'une consultation pourtant largement réclamée sur la forme de regroupement (essentiellement, ComUÉ vs. association) à adopter pour SPC.
  • Lors de la visite AERES, le comité reçoit les membres de la Commission de concertation sur l'organisation de l'université unifiée (CCOU) afin d'évaluer le degré de concertation au sein de l'établissement SPC. La CCOU était censée organiser la concertation, concertation qui n'avait alors pas réellement commencé (et qui n'a d'ailleurs jamais eu lieu). Le comité aura été servi : ses membres disposaient de la note du bureau de SPC annonçant la fusion des universités. Note adressée à l'AERES, qui apprend donc avant les personnels (dont les membres de la CCOU) que les établissements devraient fusionner.
  • Sur la question des statuts de SPC, étant (im)posée l'hypothèse d'une organisation en ComUÉ : les avis des personnels, ne serait-ce qu'au travers des instances de leurs établissments (remontées des Comités techniques, Conseils Académiques et Conseils d'Administration), ne serait-ce même qu'au travers l'instance mise en place par SPC même (la CCOU), ont été (quasi)-systématiquement ignorés. Avis concernant notamment : la dénomination de la ComUÉ, la représentation des personnels dans les conseils (proportion d'élus et mode de suffrage), les prérogatives des établissements (ex., modification des statuts de la ComUÉ), les prérogatives de la ComUÉ (ex. coordonner l'offre de formation n'est pas la mettre en œuvre et en faire débattre le CA), la consultation des instances des établissements (plutôt que leur seul président ou directeur), le bureau (à l'origine et donc machinalement décisionnaire de toute chose, tandis qu'une rupture d'avec la gouvernance du PRES semblait primordiale), le rôle (inexistant) du Conseil Académique, etc.

Depuis le début, soit depuis l'Idex, le discours est on vous expliquera. Discours encore actuel, puisque figurant même parmi les objectifs assumés de la structure SPC.

Un projet clairement défini et pourtant contesté

Les résultats obtenus sont à l'imagine des pratiques.

Les statuts, renforcés en ce sens par le règlement intérieur, minimisent le rôle des communautés universitaires qui participent à l'ensemble : représentation dans les instances (proportion des membres élus, type de suffrage, autonomie des élus sur l'ordre du jour), rôle relatif des instances (un Conseil Académique dépouillé de toute prérogative et un bureau souverain, dans la continuité du PRE).

Le programme Idex : ainsi qu'il est écrit dans la profession de foi Nous sommes l'Université, le projet n'a pas évolué d'un iota. Consulter notamment : le dossier (soumis le 8 décembre 2011), la note Δ du contrat de l'Idex (octobre 12), le contrat de site — notamment ses jalons depuis la page 41 — (juillet 2014).

Cette constance est à mettre en regard des nombreuses réactions pourtant suscitées. Voir par exemple : Idex : documents & analyses, L'Idex résumé en 7 pages, Une analyse du projet quinquennal.

En somme, on ne peut que faire le constat : d'un refus de concertation et d'une certaine incapacité à l'assumer, par la mise en place d'une consultation de façade (CCOU). Aussi, d'une inaptitude à défendre par le débat un projet dont les promoteurs semblent pourtant si fermement convaincus.

USPC en 1 illustration : CA du 10 décembre 2014

Transparence
Au 18 mars 2015, les relevés de décisions figurent sur le site de SPC... sauf que les documents qui décrivent la teneur de ces décisions, eux, n'y figurent  pas (ils s'y trouvent à présent, suite à la demande des élus Nous sommes l'université)
Délégation de compétences
À propos du point 8. Mise en œuvre du doctorat USPC, il est inscrit au Relevé des délibérations que Le conseil d’administration, après en avoir pris connaissance, approuve la répartition des compétences entre les établissements membres et USPC, telle que décrite dans la note de présentation. Dans la note afférente, on lit par exemple que les directeurs des écoles doctorales sont nommés par le président d'USPC. Donc le CA d'USPC approuve cette délégation de compétence des établissements membres vers SPC. Au fait, qu'en ont dit vos conseils, à vous ?
Engagement des acteurs
La participation à la vie collective est rémunérée de 300 (chef de projet) à 1000 (directeur délégués) euros par mois; les préfigurateurs de pôle ne touchent quand à eux que 800 euros par mois (voir note afférente).
Collégialité, encore et toujours
À propos des pôles, qui sont — il fallait oser ! — présentés comme un acte de décentralisation, le bureau d'USPC en dessine les contours (objectifs, préfiguration), le CA d'USPC valide, et on laisse la question ouverte à savoir si un jour on y associera ou non le CAC d'USPC. Sachant qu'il est clairement écrit dans le projet quinquennal que l'évolution des politiques de recherche s'appuiera sur ces pôles...